Florent Chavouet, homme explorateur

Je n’ai découvert que récemment Florent Chavouet via une connaissance qui est fan de lui (peut-être même plus si on peut dire…). Et donc me voilà avec Manabeshima dans les mains, et ça tombe plutôt bien parce que je suis parti pendant 3 mois à la découverte du Japon du sud au nord et cette BD/Guide/Carnet de voyage, les 3 à la fois m’a donné envie!

Et quel plaisir, cela respire la joie de vivre, ça fourmille de détails dans tous les sens (mention spéciale au plan de découpe des maisons, absolument bluffant). On reste sur chaque pages pendant des minutes à observer chaque recoins, on rigole des anecdotes des habitants de cette petite île du Japon perdu au milieu des autres. Installé pendant 2 mois dans un petit hôtel, Florent est très vite bien accueilli par les insulaires (enfin presque tous), la plupart étant des pécheurs, des retraités,… . Malgré des problèmes de communication (forcément avec une langue difficile que le Japonais), notre explorateur s’en sort à merveille via ses dessins (même trop peut-être, rapidement une des fille de l’île tombe amoureuse de lui), il rencontre la plupart des habitants et l’ile étant petite, tout le monde fini par connaitre El famoso « Furansujin » (le français).

Ce qui est extrêmement plaisant dans Manabeshima, c’est la chaleur qui se dégage de la lecture, on est pas sur une simple retranscription de la vue du dessinateur, mais on est avec lui, on ressent son affection pour les habitant et l’île.

Comme je le disais au tout début, j’ai pu me rendre sur l’île de Manabeshima pendant une journée. Passant à côté, je ne pouvais me résoudre à manquer cette aventure. Et que dire… à peine arrivé, Natsumi m’a accueilli avec un grand sourire puis me dit « Vous êtes français? » haha, ça a du se voir sur mon visage. Ni une, ni deux, elle me montre le livre de Florent « C’est grâce à ça? » « Oui oui » et hop, c’était déjà parti pour faire un mini tour de l’île avec elle entre 2 arrivées de Ferry (c’est elle qui s’occupe des tickets). Elle me présente quelques rues, l’école, les restaurants… on prend le temps d’échanger, elle pour m’apprendre le japonais, moi pour lui faire revenir son français. Le temps file et elle doit repartir, elle m’indique les différents points de vue, me demande si je laisse mon sac et c’est parti pour explorer o/. On est bien dans un campagne japonaise typique et tellement charmante, avec ses maisons en bois un peu branlante, les petits temples à l’abandon. Les gangs des chats est bien présente et ces branleurs font pas grand-chose après la pause dej à part se prélasser et profiter des caresses des locaux (et voyageurs). Au gré de mes palpitantes aventures, j’ai rencontré une petite mamie qui essayait de me taper la discussion, ça n’a pas été facile mais avec les mains, on finit toujours par se comprendre et elle m’offre des bonbons (pas locaux haha).

En elle-même, l’île n’est pas très grande et si on fait bien, une bonne grosse journée suffit et pourtant…j’avoue avoir un gros regret de ne pas être rester un poil plus, loger dans l’hôtel pour connaitre un peu plus les habitants.

Quelques heures plus tard, me voilà de retour au niveau du Ferry. Natsumi me propose de prendre le café chez elle, c’est juste à côté. Ses enfants sont présent, ils jouent à Mario Kart sur DS. Ce qui est marrant, c’est qu’ils ont bien grandi depuis la BD (2011 quand même). Natsumi me montre toutes les photos d’elle avec des célébrités (Ken Watanabe!!!!). Et elle me montre Florent qui vient chaque année. Du coup on parle, elle me demande pourquoi je suis venu ici, je raconte donc que c’est ma copine qui m’a fait découvrir Florent Chavouet (Tokyo Sanpo, Manabeshima, l’île Louvre, allez le lire vraiment) car elle était fan de lui et qu’elle l’a vu plusieurs fois. Gros étonnement de Natsumi qui me commence à me montrer son PC. En fait, elle échange souvent avec lui, donc elle me dit d’écrire un mail pour la nouvelle année (j’y suis allé le 30 décembre) en expliquant tout ça.

Il était déjà malheureusement l’heure de repartir, mais encore une dernière surprise, au moment d’embarquer, un japonais qui était là aussi en touriste commence à prendre Manabeshima en français, et la il me parle dans un français qui en rendraient certains jaloux. Ce monsieur m’accompagnera jusqu’à la ville d’Okayama. On parlera de tout et rien, pourquoi je suis venu, aussi longtemps, que le (bon) vin français lui manque… Il me donnera son email pour que l’on reste en contact et ce fut une excellente idée car quelques jours plus tard, je le recroise à Nagoya…Autre paysage que la campagne, mais tout aussi agréable.

Sur ce, n’oubliez pas de lire, de voyager!

See You Space Cowboy.

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