Et si être lycéen devenait (enfin) un plaisir?

Si vous me suivez sur Twitter, j’ai du pas mal vous embêter avec Persona 5 ces 2 derniers mois… Et maintenant que je l’ai fini, j’avais envie de déterrer (petite dédicace à Freedommaner, le pauvre doit ressembler à un squelette depuis le dernier post) ce blog pour en parler.

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Avant de parler de Persona 5, je vais revenir un peu sur la série Persona (de mon point de vue) que j’ai débuté par le 3 sur PSP, un long été de 2012, après le retour des vacances du Japon… Une petite promo sur le jeu, je fais un tour sur YouTube pour écouter un peu l’OST et là c’est le coup de foudre. Ni une, ni deux, je prends ma PSVita et direction le Store et me voilà parti pour + de 100h. Vous allez me dire « Mais il a toujours pas dit ce que c’était Persona le con, abrège! ».

Donc Persona, c’est une série dérivé de Shin Megami Tensei (SMT), un RPG au tour par tour. La où SMT est relativement sombre et un peu aride, Persona est son côté un peu plus « pop ». On y incarne toujours un lycéen/ne (au moins dans Persona 3 Portable) sur toute une année scolaire (d’Avril à Mars au Japon) qui le plus souvent, débarque fraichement dans une nouvelle ville. Et quand je dis incarner, ça veut dire qu’on fera tout comme un vrai lycéen, aller en cours, sortir avec ses amis, faire du shopping, lire des bouquins, aller au ciné, draguer et tant d’autres joyeusetés. Ça, c’est la partie « visual-novel » (en grossissant le trait). L’autre gros morceau du jeu, c’est les combats au tour par tour dans les donjons aléatoires. Et ce qui fait tout le sel de Persona, c’est le parfait mélange des 2. Par exemple gagner la confiance de vos amis dans la vie de tous les jours vous donnera un avantage pendant les combats (soutient, attaque supplémentaire…).

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Après avoir sauvé le monde 2 fois (P3P et Persona 4 Golden sur PSVita), j’étais comme un petit fou au moment de l’annonce de Persona 5… en 2013. Déjà presque 4 ans. Une éternité tant cette série me passionne (et pourtant en peu d’épisode). D’annonces en annonces, puis de reports en reports, il est enfin là (depuis septembre 2016 au Japon et Avril 2017 chez nous). Petit lot de consolation pour nous autres occidentaux, les voix Japonaises seront enfin disponible contrairement aux anciens o/. Pour certains, ce n’est pas grand chose mais pour moi c’est beaucoup parce que Nana Mizuki (instant fanboy <3) fait parti du casting en étant la seiyu d’ Ann Takamaki. Inimaginable sans elle, car en plus d’être une chanteuse de talent, c’est également une très grande doubleuse ❤ (désolé j’arrête avec elle).

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(Attention, léger spoil dessous)

Persona 5 débute sur la presque fin de celui-ci. On infiltre un casino, tel Arsène Lupin, dans un long manteau noir du plus belle effet. Alors qu’on pense filer vers la victoire, la police arrive sur les lieux et notre jeune héros, « Akira » va se faire arrêter seul, vendu par une personne, qu’on retrouvera plus tard. Persona 5 nous fera revivre son année de calvaire au travers de son interrogatoire. Retour dans le passé, Akira est un lycéen fraichement envoyé chez un ami de la famille à Tokyo suite à incident qu’il n’a pas commis. Le pauvre va subir pendant un long moment cet incident, personne ne sera tendre avec lui, aussi bien les lycéens que les adultes. Personne ne veut de lui, et sa réputation sulfureuse. Personne sauf un autre élève à problème, le dénommé Ryuji qui va tout de suite s’entendre avec lui. Nos 2 compère vont vite se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond dans leur lycée. Maltraitance des élèves, avance sexuelle… Ce Persona met les pieds dans le plat sur des thématiques assez sérieuses et surtout d’actualité (détournement d’argent, suicide, harcèlement moral, physique et sexuel)…

Comme dans chaque Persona, se faire des amis et faire monter au max les Stats avec eux sera aussi important que faire du leveling dans  les « Palaces » et le Mementos (donjon aléatoire de ce Persona) car ils permettent d’obtenir des bonus pendant les combats (soit une attaque supplémentaire, vous sauvez si vous prenez une attaque critique…). Cette partie « Visual Novel » se révèle encore plus vivante que dans précédent via de nouvelles activités (sortir a Harajuku, au Tokyo Dôme, aller pêcher…). Dire qu’on a pas le temps de s’ennuyer est un doux euphémisme, et le petit troll à chaque chargement « Take your time » fait son effet. La journée étant découpée en partie (Matin, déjeuner, après-midi, après les cours, soirée et la nuit… haha non, le petit Morgana (enfoiré!) vous stoppera très vite « Il est temps de se coucher…). Finalement, un des principal reproche fait aux anciens Persona disparaît ici puisque c’est moins monotone. Cependant je n’ai jamais réellement compris ce reproche, car par exemple Persona 4, qui se déroulait dans une campagne japonaise typique, était réaliste… très loin de la frénésie de Tokyo dans le 5 (et dans la vraie vie).

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Il serait criminel de ne pas parler de l’esthétique et la bande son, qui sont tout simplement à tomber par terre. Déjà le chara-design abusolulment sublime de Shigenori Soejima (que celui qui n’est pas sous le charme de Tae Takemi, la petite infirmière me jette la première pierre). Mais plus que le chara-design, c’est l’interface qui est totalement folle. On se prends a passer du temps dans les menu. Mais pas pour chercher un objet, non juste pour profiter de la transition entre-eux, unique, qui donne un dynamise presque jamais atteint dans un jeu. Allons soyons fou, c’est la meilleure interface dans un jeu, et je pense qu’on en reparlera encore pendant 10 ans (ou jusqu’au prochain Persona?)

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Côté OST, Shoji Meguro signe encore une énorme réussite. Preuve si il en faut, le thème des combats est devenu un memes en très peu de temps. Et si un des meilleurs morceau arrive à la fin (River in a Desert, mais n’allez pas le voir, les paroles spoil un peu…), pendant les 100h (à la louche) de jeu, on se prends à fredonner les thèmes. Et puis bon, écouter ça dans la vraie vie permet également de rendre les voyages en RERA un peu plus joyeux (et c’est pas facile pourtant).

Persona 5 a été une grosse baffe en ce début d’année 2017 (et pourtant, je sors de Zelda Breath of the Wild, autre gros jeux japonais de ce début d’année…), déjà pour l’histoire, l’attachement aux personnages, les lieux (pour qui a déjà visité Tokyo, on prend un réel plaisir à se balader dans cette reproduction fictive, mais réaliste), la musique. Finalement, être lycéen a quand même de bons côtés …

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